Les femmes chez François Bourgeon, partie I : Isa, Les Passagers du vent

Ces derniers temps, j’ai souvent écouté des podcasts ou vu des vidéos où des femmes comme des hommes étaient amenés, que ce soit au hasard d’une question ou carrément le thème principal, à parler des modèles qui les avaient aidé à façonner leur vision de la masculinité ou de la féminité, que ce soit en bien ou en mal.

Ces questions sont effectivement passionnantes car même la réponse la plus bateau ou attendue révèle toujours quelque chose de notre culture, de notre génération, de notre rapport aux images et à notre société. Les personnages de films, de série, de livre, de BD ou autres qui nous ont fasciné pendant notre enfance, notre adolescence ou à l’âge adulte, plus ou moins profondément et pas pour les mêmes raisons selon notre âge, nous ont marqué à vie quoi qu’il en soit. Il est toujours intéressant d’entendre ce que les autres ont à en dire.

La-Fille-sous-la-dunette

(Mon cobaye du jour)

J’ai noté une récurrence incroyablement persistante des princesses Disney parmi ces modèles adulés, ce qui n’est en rien un hasard. Le rouleau compresseur de la firme aux oreilles de souris est si incroyablement puissant qu’il a façonné notre imaginaire et continuera sans doute longtemps à le faire de par son hégémonie dans le paysage du divertissement. Et il est donc bon de voir qu’il sait aussi s’adapter au temps et offrir aux petites filles surtout mais aussi aux petits garçons des modèles autres que celui de la gentille neuneu qui parle aux animaux en espérant qu’un jour son pot de fleur princier viendra la sauver de ce monde tout pourri.

(Évidemment que je caricature… c’est pour l’intérêt dramatique)

Je ne jurais moi-même que par Mulan quand j’avais 8 ou 9 ans (même bien après !) et je peux voir aujourd’hui quelle figure positive pour l’affirmation de soi elle a été dans ma vie. Mais trêve de Disney, aujourd’hui je vais parler d’une autre influence, un peu plus confidentielle celle-ci mais qui n’en a pas moins façonné ma façon d’envisager la féminité de façon un peu plus ouverte et plurielle.

(Ça c’est juste pour kiffer un coup)

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« Vagabond », Wolfmother – (500) days of Summer

Alerte ! Cet article spoile salement « (500) days of Summer » !

 

Ceci est le deuxième article d’une série concept nommée 31 chansons : plus d’explications ici !

Et les autres articles ici !

 

Je voulais absolument en commençant cette série de 31 chansons parler à un moment de l’une des chansons du film (500) days of Summer.

 

 

Ceux qui me suivent depuis quelques temps savent déjà à quel point j’aime ce film pour de multiples raisons, dont une dont j’avais déjà parlé dans mon article sur ces films d’amour qui ne sont pas des comédies romantiques.

Une autre de ces raisons est la bande originale, qui est une de mes favorites du monde mondial tellement elle est parfaite, sautillante, triste parfois, bref tout ce qu’il faut pour vivre heureux.

Le film ne parle pas de musique mais la musique y tient une place centrale, un rôle des plus intéressants et hautement symbolique.

Ça a été vraiment dur d’en choisir une seule par contre et j’ai plusieurs fois changé d’avis. Finalement peut-être que je ferais plusieurs articles sur ce film en fin de compte, après tout je fais ce que je veux !

Aujourd’hui donc la chanson Vagabond du groupe australien Wolfmother, qui fait advenir le dernier acte du film de Marc Webb.

 

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Histoire d’une rupture amicale

Au début du mois de juin, j’ai rompu avec une de mes meilleures et plus anciennes amies, que pour des raisons évidentes de protection de son anonymat, nous allons ici appeler Clémentine, qui n’est donc pas son vrai prénom.

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(Film partenaire de cet article : Frances Ha de Noah Baumbach. Ça parle de ça exactement, je l’aime si fort)

Clémentine et moi nous connaissons depuis que nous avons 18 ans, nous étions voisines de couloir dans un pensionnat lors de notre première année d’études à Avignon. Elle et moi partagions aussi ce bout de couloir avec deux autres filles, cela faisait donc quatre petits pioupious qui vivaient pour la première fois hors de la maison familiale, ce qui est un chamboulement de toute éternité. Pas étonnant que nous soyons devenues très proches en peu de temps, malgré nos histoires, nos passifs et nos divergences d’opinions balbutiantes.

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« Breathe me », de Sia – Six Feet Under

Alerte ! Cet article spoile salement la fin de Six Feet Under !

 

Ceci est le premier article d’une série concept nommée 31 chansons : plus d’explications ici !

 

 

 

Pour ouvrir cette rubrique de 31 chansons de films qui m’ont marqué, y avait-il vraiment une meilleure chanson et une meilleure scène que Breathe me de Sia, sur la scène de fin de Six Feet Under?

Je ne pense pas, car cette série, cette fin et cette chanson m’ont marqué au fer rouge et je ne suis pas la seule. Rien que d’y repenser, j’ai la chair de poule et envie de pleurer.

 

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31 chansons, petite intro

Il y a de cela quelques semaines, j’ai entendu une instagrammeuse que j’aime bien parler du livre 31 Songs de Nick Hornby.

Je l’ai bien entendu rajouté immédiatement dans ma liste de livres à lire un jour, liste qui n’en finit pas de se remplir et qui a bien peu de chances de se vider un jour vu mon rythme de lecture depuis quelques années. Mais peu importe, je trouve le concept fantastique et j’ai eu envie de le reprendre tel quel.

Enfin pas tout à fait tel quel. Apparemment, dans son bouquin, Nick Hornby parle de 31 chansons qui ont rythmé et marqué sa vie, en faisant ainsi une espèce de bande-son de son existence.

J’ai eu envie de faire pareil, avant de réaliser que beaucoup des chansons auxquelles je pensais provenaient de films ou de séries, de scènes filmées particulièrement reconnaissables et inoubliables, sublimées par des chansons dont je me rappelerai toute ma vie.

Alors, en attendant d’un jour peut-être trouver l’envie de faire ma propre bande-son, celle de ma vie, kaddish pour un film qui ne naîtra pas, j’ai envie de rendre hommage à ces scènes et à ces chansons qui font souvent bien plus que simplement les accompagner.

Le culte de la précocité

Je devrais lire Bourdieu.

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(Film partenaire de cet article : Before sunset de Richard Linklater avec Julie Delpy et Ethan Hawke)

Je me fais cette réflexion de plus en plus souvent ces derniers temps, sans pour autant passer à l’acte. C’est un sport de combat, il faut y être préparé psychologiquement.

La dernière fois que je me suis faite à moi-même ce constat, ce fut en lisant cet article de Annabelle Allouch dans le Monde Diplomatique, portant sur le projet de sélection à l’université, dont je ne suis l’actu que de très loin. Et une phrase, plutôt une expression, m’a sauté aux yeux, si fort qu’elle est devenue le titre de cet article.

Jugez plutôt :

La loi fait ainsi reposer sur l’élève — et sur des choix effectués à 15 ou 16 ans — la responsabilité de sa réussite ou de son échec. Fini les errements, les tâtonnements que permettait dans une certaine mesure l’ancien système : désormais, chacun doit anticiper la place qu’il veut se donner dans la société, sous peine qu’on la lui impose. Bien sûr, de ce point de vue, la réforme n’invente pas tout. Elle renforce des logiques déjà présentes dans l’univers scolaire, en particulier ce que Pierre Bourdieu nommait dès 1964 la « culture de la précocité », c’est-à-dire la prime donnée aux trajectoires linéaires et aux « voies royales »

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Le miracle de l’amitié féminine

Note : j’inaugure ici une nouvelle série d’articles consacrés à l’amitié, que j’avais déjà un peu traité sur ce blog, le moment est venu pour se lancer !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’amitié féminine ne va pas de soi.

On pourrait se dire que ce qui ne va pas de soi devrait plutôt être l’amitié entre une femme et un homme, qui ne saurait exister car le désir de l’un ou de l’autre finirait fatalement par s’imposer et corrompre ce sentiment au départ supposé pur. Pourtant la friendzone existe aussi entre filles si les orientations sexuelles, les sentiments ou les attirances divergent.

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Daria et Jane ont été très en avance sur leur temps dans presque tout

Cette porte ouverte enfoncée, abordons le cas ici de l’amitié qui peut exister entre deux femmes hétérosexuelles ou aux orientations sexuelles différentes mais où l’attirance ne joue aucun rôle : pour que celle-ci puisse naître, se développer et se fortifier, il faudra tout d’abord avoir fait la paix avec les différentes représentations culturelles de l’amitié féminine et les nombreuses injonctions contradictoires qui en découlent.

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