L’amitié et la distance

Aujourd’hui j’aimerais aborder un sujet qui me touche de très près. La distance. Et son corollaire, les relations à. On parle beaucoup de l’amour à distance (il y a en effet beaucoup à dire) mais j’ai moins souvent entendu disserter sur l’amitié, alors qu’au final nous y sommes beaucoup plus souvent confrontés.

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(Le film thème de cet article sera Obvious Child de Gillian Robespierre, je sais que ça parle surtout de l’avortement mais en vrai, ça montre aussi de belles amitiés. Et c’est super marrant, si si)

J’ai la chance, car à ces âges-là j’estime que c’est une chance, d’avoir passé toute mon enfance et mon adolescence dans la même ville, quasiment dans la même maison, avec pour conséquence des amitiés qui dans certains cas se suivent de manière plus ou moins discontinue depuis l’école primaire. Je n’ai jamais connu l’arrachement, à l’âge de 8 ans, de devoir changer de ville, de maison, d’école, de boulangerie où on faisait le meilleur pain au chocolat, de terrain de jeux favori, cet arrachement qu’ont pu connaître ceux dont les parents étaient plus nomades que les miens.

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Girlfriend – a story about music and built-in sexism

I have exactly 13 days, 6 hours and 27 minutes of music on my computer. I know it may seem a bit old fashion at the time of Spotify and even more dematerialized playlists but I have to admit it is kind of comforting to know that I can enjoy it offline, to know that it is here. For that matter, it was even more comforting before, when it was available shaped as cartons full of burned CDs. Heh, no, it was mostly dusty and not really practical. You don’t take with you 15 kilos of CDs, plus the Hi Fi, every time you’re moving out and in, right?

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Anyhow, I never really did inventory in all this music I am keeping since my early teenage years, which were coinciding with the rising of peer-to-peer sharing and illegal downloads. I know there is probably a lot of this music that would not really meet my interest anymore if I would discover it today, since my ears became more educated and that I cannot accept anymore the same bullshit than before. This music that I can now admit as being shameful, I keep it though and it is sometimes ripping off my skull when, in shuffle mode, it is coming in between a Doom metal track and traditional cape-verdean song (my last obsession).

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Girlfriend

J’ai très exactement 13 jours, 6 heures et 27 minutes de musique stockée sur mon ordinateur. Ça doit sans doute paraître un peu vieux jeu à l’heure de Spotify et des playlists encore plus dématérialisées que celle-ci mais je dois avouer que le fait de l’avoir sous la main sans connexion me fait du bien, comme si ça me rassurait de savoir qu’elle était là. Pour le coup c’était encore plus rassurant avant, quand elle était là sous forme de cartons remplis de CDs gravés. Ouais non, ça prenait trop la poussière et ce n’était tout de même pas bien pratique. On n’emporte pas 15 kilos de CDs à chaque déménagement, sans compter la chaîne hi-fi.

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(Enfin si mais bon)

Du coup, je n’ai pas vraiment fait le tri dans tout ce que j’ai gardé depuis ma prime adolescence, qui a coïncidé avec l’émergence du peer-to-peer et du téléchargement illégal. Je sais qu’il y a sans doute beaucoup de cette musique qui ne correspond plus vraiment à mes goûts d’aujourd’hui, maintenant que mon oreille s’est affinée et que je n’accepte plus la même soupe qu’autrefois. Cette musique que l’on peut qualifier de honteuse, je la garde tout de même et elle m’écorche parfois le crâne lorsqu’elle s’invite en mode aléatoire, entre du Doom metal et de la musique traditionnelle cap-verdienne (ma dernière tocade en date).

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