« Breathe me », de Sia – Six Feet Under

Alerte ! Cet article spoile salement la fin de Six Feet Under !

 

Ceci est le premier article d’une série concept nommée 31 chansons : plus d’explications ici !

 

 

 

Pour ouvrir cette rubrique de 31 chansons de films qui m’ont marqué, y avait-il vraiment une meilleure chanson et une meilleure scène que Breathe me de Sia, sur la scène de fin de Six Feet Under?

Je ne pense pas, car cette série, cette fin et cette chanson m’ont marqué au fer rouge et je ne suis pas la seule. Rien que d’y repenser, j’ai la chair de poule et envie de pleurer.

 

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31 chansons, petite intro

Il y a de cela quelques semaines, j’ai entendu une instagrammeuse que j’aime bien parler du livre 31 Songs de Nick Hornby.

Je l’ai bien entendu rajouté immédiatement dans ma liste de livres à lire un jour, liste qui n’en finit pas de se remplir et qui a bien peu de chances de se vider un jour vu mon rythme de lecture depuis quelques années. Mais peu importe, je trouve le concept fantastique et j’ai eu envie de le reprendre tel quel.

Enfin pas tout à fait tel quel. Apparemment, dans son bouquin, Nick Hornby parle de 31 chansons qui ont rythmé et marqué sa vie, en faisant ainsi une espèce de bande-son de son existence.

J’ai eu envie de faire pareil, avant de réaliser que beaucoup des chansons auxquelles je pensais provenaient de films ou de séries, de scènes filmées particulièrement reconnaissables et inoubliables, sublimées par des chansons dont je me rappelerai toute ma vie.

Alors, en attendant d’un jour peut-être trouver l’envie de faire ma propre bande-son, celle de ma vie, kaddish pour un film qui ne naîtra pas, j’ai envie de rendre hommage à ces scènes et à ces chansons qui font souvent bien plus que simplement les accompagner.

Le culte de la précocité

Je devrais lire Bourdieu.

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(Film partenaire de cet article : Before sunset de Richard Linklater avec Julie Delpy et Ethan Hawke)

Je me fais cette réflexion de plus en plus souvent ces derniers temps, sans pour autant passer à l’acte. C’est un sport de combat, il faut y être préparé psychologiquement.

La dernière fois que je me suis faite à moi-même ce constat, ce fut en lisant cet article de Annabelle Allouch dans le Monde Diplomatique, portant sur le projet de sélection à l’université, dont je ne suis l’actu que de très loin. Et une phrase, plutôt une expression, m’a sauté aux yeux, si fort qu’elle est devenue le titre de cet article.

Jugez plutôt :

La loi fait ainsi reposer sur l’élève — et sur des choix effectués à 15 ou 16 ans — la responsabilité de sa réussite ou de son échec. Fini les errements, les tâtonnements que permettait dans une certaine mesure l’ancien système : désormais, chacun doit anticiper la place qu’il veut se donner dans la société, sous peine qu’on la lui impose. Bien sûr, de ce point de vue, la réforme n’invente pas tout. Elle renforce des logiques déjà présentes dans l’univers scolaire, en particulier ce que Pierre Bourdieu nommait dès 1964 la « culture de la précocité », c’est-à-dire la prime donnée aux trajectoires linéaires et aux « voies royales »

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