« So long Marianne », Leonard Cohen – The Boat that Rocked

Alerte ! Cet article spoile salement et sans remord The Boat that Rocked !

 

Ceci est le troisième article d’une série concept nommée 31 chansons : plus d’explications ici !

Et les autres articles ici !

 

Pour le troisième épisode de 31 chansons, j’aimerais vous parler de cette chanson très spéciale qu’est So long Marianne de Leonard Cohen et de ce film encore plus spécial qu’est The Boat that Rocked.

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Film qui en version française et pour une raison qui ne cessera jamais de m’étonner, surtout quand j’ai découvert le titre original, s’appelle Good morning England. Ma foi, c’est un concept.

(c’est ce film, au cas où vous ne vous rappeliez pas)

J’ai vu ce film à sa sortie en salles, je devais avoir donc 19 ou 20 ans, c’était en 2009. C’était la morosité post crise des subprimes, je crois qu’on avait bien besoin de ce genre de film à ce moment. Il décrivait une époque où l’on croyait en l’avenir, on se disait que le rock’n’roll allait finir par balayer le conservatisme ambiant, la pilule existait mais pas  le sida, l’alcool mais pas la cirrhose, le pétrole mais pas le réchauffement climatique. L’insouciance, en fin de compte. Ou du moins l’image telle qu’on l’a aujourd’hui.

Tout m’a enchanté dans ce film, depuis l’histoire jusqu’aux acteurs tous fantastiques, l’époque décrite, l’humour et bien sûr et puisque c’est tout l’objet du film, la musique !

J’ai entre temps appris que le réalisateur Richard Curtis avait autant dépensé pour racheter les droits de toutes les chansons aussi cultes les unes que les autres qui se trouvent dans ce film que pour totalement réaliser et produire Quatre mariages et un enterrement, son précédent film. Je pense qu’on peut appeler ça un sacerdoce à ce stade.

Merci Curtis donc de ne pas avoir eu peur de claquer ton PEL, ça valait TELLEMENT le coup ! Mais sans doute que quand on a réalisé Love Actually, on peut se permettre. Et ça aurait été vraiment dommage de faire les choses à moitié.

(sacerdoce qui vaut le coup, allégorie)

Ce film est un conte de fée des sixties, où même les méchants sont rigolos et ne font au final pas tant de mal que ça, où tout le monde s’en sort bien et se fait des bisous sur la bouche à la fin. Où même quand on se déteste, on rigole bien quand même. Où quand on est un jeune garçon en fleur, on fait péter le bouchon pour la première fois avec la fille qu’on aime.

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