Salut à vous!

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(Cet article sera illustré de photos n’ayant aucun rapport les unes avec les autres)

Nous sommes en septembre, ce qui était pendant très longtemps finalement le moment où l’année commençait vraiment, pas tellement le 1er janvier en fait, du fait de la rentrée scolaire. Marrant comme je sens toujours à la fin du mois d’août un petit pincement au cœur du fait de l’arrivée de septembre, quand bien même je n’ai quasiment pas eu de vacances cette année et que j’ai bossé tout l’été ou presque.

Mais il est bien là ce pincement, le même qu’on a quand quelque chose se termine et qu’on ne sait pas trop ce qui va arriver après, un peu comme à la fin du mois de décembre, la fête et les festins en moins. Début septembre on a pas vraiment la tête à ça pourtant et c’est dommage, ça aiderait sans doute à faire passer la pilule.

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(Anouk Ricard. Parce que.)

Septembre arrive avec son renouveau et cet article est le 49ème du blog. Ça fait beaucoup, en l’ouvrant je ne pensais pas y arriver si vite et pourtant. Ça signifie que sa traduction sera le cinquantième article.

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Tchüss

J’adore les blogs. Vraiment. Je dois au final lire beaucoup plus d’articles de blogs chaque jour que d’articles de journaux en ligne. Certains de mes petits préférés sont actifs depuis si longtemps et ont un tel talent pour parler de leur passion et se raconter eux même que j’en suis venue à considérer certains comme des amis intimes. Des amis intimes qui ne savent rien de moi certes, c’est une drôle de conception de l’intimité je sais mais il n’empêche qu’elle existe, qu’elle me rassure, qu’elle me plaît et qu’elle me fait du bien alors je ne m’en prive pas.

J’ai mes blogueurs et bloggeuses favoris, mes fournisseurs de came officiels les plus adorés, comme les Youtubeurs et Youtubeuses qui ajoutent une dimension plus tangible au texte, se racontent d’une autre façon. J’en ferai peut-être une liste pour vous les présenter un jour. Mais pas aujourd’hui car aujourd’hui je suis triste. Parce qu’une de ces bloggeuses, une de ces amies qui ignore qu’elle l’est, a décidé de s’arrêter. Ou tout du moins d’arrêter le blog grâce auquel j’ai découvert sa patte à nulle autre pareille, celle qui m’a permis d’aimer une ville dans laquelle j’ai n’ai pourtant mis les pieds que cette année après plusieurs à la lire pourtant, Manon donc, la taulière de Génération Berlin.

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(Toutes les photos de Berlin présentes dans cet article sont de moi)

Ma porte d’entrée sur ce blog s’est faite grâce à un partage de cet article, qui décrivait avec lucidité et drôlerie les joies et les déboires de la vie en collocation. Charmée, j’ai ensuite entrepris de parcourir l’ensemble des billets. Parce que sous prétexte de parler de Berlin, Manon parle d’elle, de sa vie, d’expatriation, de différences culturelles, de ses amis, de ses amours et impossible donc de ne pas se retrouver dans ses différentes histoires. Mais pas que car en tant qu’artiste, elle parle d’art, de cinéma, de littérature, de musique. Parce qu’en tant qu’être humain elle parle aussi de racisme, de sexisme, de pauvreté, de drogue et d’addiction, de gentrification, qui sévit à Berlin aussi durement qu’ailleurs, d’histoire aussi, la grande, celle de Berlin Est et Ouest avec toutes ses duretés.

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Ces films d’amour qui ne sont pas des comédies romantiques

On désigne généralement le genre « comédie romantique » de cette manière: ce qu’il y a de plus important, ce sont les péripéties car la fin est évidente et bien connue de tous avant même que le film ne démarre. On sait que les deux héros vont finir ensemble à la fin, heureux et amoureux et ce peu importe ce qui les sépare au début, au milieu et même à la toute fin. Mieux même, plus ils se détestent ou sont dissemblables, plus gratinés et inattendus seront les obstacles à outrepasser pour enfin vivre leur amour.

 

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(Je ne parlerai pas de ce film car il m’a moins marqué mais il aurait eu tout à fait sa place: Celeste and Jesse forever, de Lee Toland Krieger)

C’est sans doute pour ça que les films de ce genre ont particulièrement explosés dans les années 90 et 2000, à une époque où l’on pouvait revendiquer une vision de la vie plus optimiste et où l’on acceptait sans doute aussi de s’identifier plus facilement à des personnages dont les vies ne ressemblaient pas du tout aux nôtres. Pour exemple, on parle souvent de Sex and the City pour ça, où en effet pour ce que j’en sais les vies des protagonistes, des New-Yorkaises free du frifri pétées de tunes qui enfilaient des talons de tailles de demies baguettes pour sortir se taper des cocktails en rêvant au Grand Amour, ne correspondaient pas à la vie de la majorité des personnes qui les regardaient. Mais quand bien même, c’était un moment où l’on croyait au progrès dans tous les sens du terme et je suppose qu’on ne les voyait pas comme des caricatures de modèles inatteignables mais comme des projections fantastiques de ce que nous pourrions vraiment être un jour. Maintenant on regarde Girls et Game of Thrones mais le moins qu’on puisse dire est qu’on s’y identifie en creux, par ce que les héros font mal plus que ce qu’ils font de bien.

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Les choses ont un peu changé aujourd’hui donc, les crises s’enchaînent, écologiques, économiques, les prises de conscience aussi et c’est heureux. Je crois qu’on peut aussi parler en ce moment d’une crise sentimentale (ou est-ce une révolution… ?) et au milieu de tout ça, les comédies romantiques qui dépeignent l’arrivée du Grand Amour, le Seul l’Unique Celui Qui Durera Toute la Vie et « Olala je m’y attendais tellement pas ! » n’ont plus tellement leur place. Au mieux les regarde-t-on avec l’œil un peu humide du cynique contrarié qui au fond y croit encore tout en sentant trop désabusé pour l’assumer pleinement.

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Les Injonctions Contradictoires #3 : le paradoxe de la salope

Ci-joint ma chronique pour le Tafeur, magazine musical de la région Montpellieraine paru le 27 juin, destinée à paraître tous les deux mois.

S’il y a bien un domaine dans lequel les injonctions contradictoires sont légion alors qu’on est pourtant supposés y être à peu près tranquilles (et d’une!), c’est bien la sexualité. Nous sommes plus que jamais encouragés, ou devrais-je dire harcelés à nous épanouir, à respirer le bonheur, à l’exhaler par tous les pores et cela passe nécessairement par une sexualité débridée.

Débridée oui car apparemment se contenter de baiser en missionnaire une fois par mois avec un seul partenaire et s’en porter très bien vous étiquèterait automatiquement comme personne très ennuyeuse, tous genres et sexualités confondus.

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Of Monsters and Men: the winter sound

Je ne pratique pas la musique. Pas d’instrument, pas de compos, ça n’a jamais été mon truc. Mais je me vois très mal passer une journée sans en écouter, il manquerait quelque chose. Je suis en plus un peu du genre monomaniaque avec la musique, du genre si une chanson, un album ou un artiste me plaît je suis capable de l’écouter en boucle jusqu’à avoir envie de tout jeter par la fenêtre (ce qui pouvait se faire facilement à l’époque des CDs, avec les ordinateurs c’est tout de même moins conseillé, si tant est qu’une telle débauche de colère soit conseillée, ce dont je doute mais je digresse).

J’ai quasiment en permanence une chanson en tête mais ça ne me dérange pas du tout, bien au contraire. Je chante souvent aussi, dans la rue, toute seule, aux toilettes, chaque fois que quelqu’un dit une phrase qui me rappelle une chanson (oui je suis un peu chiante), je suis incapable de me concentrer sans musique, notamment pour écrire, bref c’est important dans ma vie.

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Et certains styles, certains groupes ou chanteurs et chanteuses le sont d’autant plus. Certains, on ne sait pas trop pourquoi, nous touchent au cœur, nous font pleurer, nous font rire, nous font chaud dedans, sans raison apparente. C’est comme rencontrer quelqu’un avec qui le courant passe immédiatement, des fois on ne sait pas bien pourquoi, c’est quelque chose dans le sourire, dans la répartie, dans le rire spontané et volontiers sonore, dans les yeux, quoi qu’il en soit nous sommes conquis.

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Le téléphone, la rue et le quiproquo de l’enfer

Une autre histoire bizarre qui n’arrive jamais dans les films car ça ne serait pas crédible une seconde

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(500 days of Summer, de Mark Webb)

J’ai déménagé au début du mois de juin, avec une connaissance rencontrée quelques semaines plus tôt. Cette connaissance s’appelle Pedro (pour une fois je vais mettre les noms, ça se justifie vous allez voir) et nous avons dû, pour des raisons évidentes d’organisation, discuter souvent par téléphone pour régler certains menus mais essentiels détails.

La veille de mon emménagement, je reçois à mon travail un appel d’un numéro inconnu. Je réponds, une voix d’homme que je n’identifie pas me demande si l’on peut discuter. En réponse à ma question, j’obtiens comme réponse « c’est Pedro ». Je ne me pose aucune question car même si environ 15 % de la population masculine portugaise porte ce prénom, seul un est à priori en possession de mon numéro de téléphone. Je lui dis que je suis occupée, demande si je peux le rappeler plus tard, il est d’accord.

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La FOMO : qui est-elle, quels sont ses réseaux ?

De tous les troubles générés par la vie moderne, je crois qu’aucun ne nous influence autant au quotidien que la FOMO. Ceci est un acronyme dégueulasse mais terriblement pratique signifiant Fear Of Missing Out, peur de rater quelque chose, cette affection qui nous fait sans cesse nous projeter mentalement dans un autre lieu où il se passe quelque chose d’autre que le lieu où nous nous trouvons dans l’instant. Ce faisant, nous déconnectant de ce que nous sommes en train d’y vivre. La FOMO est aidée en cela de son meilleur allié : le smartphone connecté.

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(Film partenaire du jour : What if de Michael Dowse, la meilleure comédie sur l’amour et la FOMO)

J’ai cédé au sortilège de la connexion hors de la maison il y a très peu de temps, 2 mois en fait, comme j’avais cédé au smartphone lui-même il y a environ 1 an et demi, lors de mon voyage au Brésil. C’était la bonne excuse, j’avais besoin d’un appareil qui me permettrait de contacter mes proches sans m’encombrer d’un ordinateur, j’ai découvert Whatsapp, Messenger, c’était parfait, ça s’est effectivement imposé. Dans ces cas-là, il n’y a pas de retour en arrière possible, une fois qu’on a goûté à la technologie. Aujourd’hui je ne me verrais vraiment pas retourner à mon vieux-phone sans Internet, sans applis et sans écran tactile. Et le cercle de la consommation par l’obsolescence programmée reprend de plus belle.

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