Mes kifs de septembre et octobre

Vers la mi-septembre, j’ai commencé à écrire une fois par semaine des choses que j’avais aimé à ce moment. C’est à force d’écouter le podcast Laisse-moi kiffer de Madmoizelle.com, qui est maintenant passé en hebdomadaire récemment, ce qui aurait pu être un kif de cette liste.

L’écouter à chaque sortie me rend hilare pour la journée et j’ai toujours un peu hâte grâce à lui que le mercredi arrive car les gens qui le peuplent sont tous à la fois intéressants et totalement délirants. J’aime cette idée que chacun des participants vienne chaque épisode avec un mini-kif et un gros kif qu’ils présentent à nos oreilles alertes.

À force, ça m’a fait moi aussi me demander plus régulièrement quels étaient mes kiffs, culturels c’est sûr mais aussi de vie plus généraux, mes kiffs du quotidien. Et j’ai, comme souvent une fois que ces idées me viennent en tête, eu envie d’en faire quelque chose et ce quelque chose se matérialise souvent en article de blog.

Aucune idée si ce sera une série (j’en ai déjà pas mal en cours mais il ne faut pas avoir peur d’abuser des bonnes choses) mais j’attendais avec impatience de pouvoir m’y mettre après les avoir amassé comme un écureuil en prévision de l’hiver.

Voici donc ce que j’ai kiffé depuis mi-septembre, que des kifs également bienfaisants à des niveaux différents !

 

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De l’intérêt (ou pas) des tests de MBTI et d’introversion

Petit disclaimer certes court mais utile : je donne peut-être l’impression dans cet article de trouver que tous ces tests ne sont que des ramassis de connerie non scientifiques et non prouvés ou non intéressants. Ça n’est pas ma position, je ne conteste pas du tout le travail ou les méthodes employés pour créer ces tests ou leur intérêt intrinsèque. Je préfère de fait plutôt analyser les effets potentiellement pervers qu’ils peuvent avoir sur les esprits agités comme le mien, et aussi interroger la grande hype autour de ces tests en ce moment. Si possible avec humour parce qu’on est pas des bêtes.

 

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Capture d’écran du site 16personalities.com

Il y a un peu moins de 2 ans, je suis tombée dans le trou béant des tests de personnalité et je crois que je n’en suis pas ressortie indemne, si j’en suis ressortie tout court.

Ça a commencé petit à petit, j’ai commencé à trouver chez des blogueurs que j’aimais des mentions de ces tests et de combien cela leur avait apporté au niveau de la conscience de soi-même. Je n’avais pas encore franchi le pas mais cela m’a intrigué. Plus j’en lisais plus l’envie de moi-même essayer est devenue forte. Ça avait vraiment l’air bien, on pouvait faire des tests, répondre “sans réfléchir” (c’était vraiment dit comme ça) à des questions et on aurait un portrait de nous-même, une possibilité de recul et peut-être des réponses à des questions existentielles. Ces questions étant par exemple “pour quoi suis-je douée? Que dois-je faire de ma vie? Vers quoi me portent mes inclinations naturelles? Dois-je partir, rester, changer, continuer” et autres questions auxquelles il faut souvent se résoudre à ne jamais avoir la réponse.

Je me les posais avec une régularité accrue à ce moment, je me les pose toujours mais y répondre dans l’instant là-tout-de-suite me paraît désormais aussi inessentiel qu’impossible. Je crois que ça veut dire que j’ai un peu mûri et aussi que je vais mieux. Mais à ce moment où je me sentais vraiment perdue dans ma vie, que je savais moins distinguer mes envies, mes aspirations et que tout se confondait plus encore dans une espèce de brouillard mauve ou gris souris selon mon humeur, ces tests ont donné des petites ficelles de couleurs vives à mon cerveau anxieux pour jouer avec.

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« Space Oddity », David Bowie – C.R.A.Z.Y

Alerte ! Cet article spoile salement et sans remord C.R.A.Z.Y !

Ceci est le quatrième article d’une série concept nommée 31 chansons : plus d’explications ici !

Et les autres articles ici !

 

J’adore les scènes dans les films où les personnages se déchaînent tous seuls dans leur chambre sur une chanson.

C’est une passion, je les cherche avec avidité et ce sont souvent les scènes que j’estime les plus fortes pour comprendre la psychologie d’un personnage, ce qui le remue intérieurement. Et bien souvent, évidemment, le choix de la chanson est primordial et pas si facile qu’il n’y paraît.

Il faut qu’on comprenne que les émois du chanteur ou de la chanteuse témoignent en filigrane de ceux du personnage mais sans que ce soit non plus trop bourrin ou trop évident. C’est bien plus un numéro d’équilibriste que ce qu’on pourrait croire.

Le jeu de l’actrice ou de l’acteur, pour compliquer la tâche, doit être millimétré, émotionnel mais pas trop appuyé ou exagéré, quand bien même il joue quelqu’un qui se lâche. C’est difficile car justement, il ne peut pas se permettre de le faire lui-même, ce qui, si l’acteur manque d’expérience, peut vite faire rendre la scène ridicule ou trop forcée. Ratée, donc.

C’est pourquoi, et je suis triste de le constater, je n’ai pas tant de scènes de ce genre à citer qui soient vraiment réussies et touchantes. Celle-ci est donc une exception, celle qui se déroule sur fond de Space Oddity de David Bowie dans le film québécois C.R.A.Z.Y, réalisé par Jean-Marc Vallée.

(Ce look c’était quand même sacrément cool…)

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Je suis fatiguée

Disclaimer à l’attention des parents d’enfants en bas-âge ou d’adolescents chahuteurs qui me liront : riez tout ce que vous voulez et pardonnez-moi.

Je suis rentrée de vacances hier et un constat s’impose, ça fait un petit moment certes mais je ne l’avais jamais ressenti aussi puissamment : je suis fatiguée.

Lundi dernier, deux jours à peine après mon retour dans la maison familiale et avec une liste de personnes à attraper au vol longue comme mon bras malgré les 6 pauvres petits jours que j’avais devant moi, mon corps a dit stop. Stop comme niet, nope, déso pas déso.

“Non tu n’iras pas là en voiture, non tu n’iras pas dormir dans un lit étranger, non tu n’iras pas boire trop d’alcool et papoter de tout et de rien jusqu’au bout de la nuit. Et pour que tu ne sois pas tentée, voilà tiens tu es aphone, tu n’as plus de force, tu craches tes poumons et tu tremblotes de fièvre, c’est bon, tu as compris maintenant?”

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« So long Marianne », Leonard Cohen – The Boat that Rocked

Alerte ! Cet article spoile salement et sans remord The Boat that Rocked !

 

Ceci est le troisième article d’une série concept nommée 31 chansons : plus d’explications ici !

Et les autres articles ici !

 

Pour le troisième épisode de 31 chansons, j’aimerais vous parler de cette chanson très spéciale qu’est So long Marianne de Leonard Cohen et de ce film encore plus spécial qu’est The Boat that Rocked.

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Film qui en version française et pour une raison qui ne cessera jamais de m’étonner, surtout quand j’ai découvert le titre original, s’appelle Good morning England. Ma foi, c’est un concept.

(c’est ce film, au cas où vous ne vous rappeliez pas)

J’ai vu ce film à sa sortie en salles, je devais avoir donc 19 ou 20 ans, c’était en 2009. C’était la morosité post crise des subprimes, je crois qu’on avait bien besoin de ce genre de film à ce moment. Il décrivait une époque où l’on croyait en l’avenir, on se disait que le rock’n’roll allait finir par balayer le conservatisme ambiant, la pilule existait mais pas  le sida, l’alcool mais pas la cirrhose, le pétrole mais pas le réchauffement climatique. L’insouciance, en fin de compte. Ou du moins l’image telle qu’on l’a aujourd’hui.

Tout m’a enchanté dans ce film, depuis l’histoire jusqu’aux acteurs tous fantastiques, l’époque décrite, l’humour et bien sûr et puisque c’est tout l’objet du film, la musique !

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Les femmes chez François Bourgeon, partie II : Mariotte, Les Compagnons du Crépuscule

Cet article est la deuxième partie d’un triptyque concernant les héroïnes de l’auteur de BD François Bourgeon. Ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres mais, au cas où, la première partie est ici !

Il est possible qu’il y ait des spoilers… faites en ce que vous voulez !

 

Les Compagnons du Crépuscule fait partie du cercle pas si fermé des BDs que je relis très très régulièrement, je dirais environ 3 fois par an quand je rentre chez mes parents. Ça serait peut-être bien plus fréquemment si je les avais sous la main en permanence.

Aujourd’hui j’aimerais vous parler de son personnage féminin principal, la Mariotte. Mais avant, une introduction est nécessaire, pour tenter maladroitement de vous expliquer à quel point cette BD est extraordinaire dans absolument tous les sens du terme et parce qu’un brin de contextualisation est nécessaire.

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Je l’ai lu un peu plus tard que les Passagers du vent, qui a été ma porte d’entrée vers l’oeuvre de François Bourgeon. J’avais je crois entre 17 et 19 ans. Et, quelque part, heureusement que je n’ai pas commencé par celle-ci parce qu’elle est d’une telle densité émotionnelle, d’une telle richesse réflexive (on peut relire les histoires 100 fois et toujours découvrir un nouveau sens, une nouvelle piste, relier de nouveaux points) et d’une telle complexité qu’elle est effectivement un peu rude à appréhender au premier abord (même au second, en fait).

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Les femmes chez François Bourgeon, partie I : Isa, Les Passagers du vent

Ces derniers temps, j’ai souvent écouté des podcasts ou vu des vidéos où des femmes comme des hommes étaient amenés, que ce soit au hasard d’une question ou carrément le thème principal, à parler des modèles qui les avaient aidé à façonner leur vision de la masculinité ou de la féminité, que ce soit en bien ou en mal.

Ces questions sont effectivement passionnantes car même la réponse la plus bateau ou attendue révèle toujours quelque chose de notre culture, de notre génération, de notre rapport aux images et à notre société. Les personnages de films, de série, de livre, de BD ou autres qui nous ont fasciné pendant notre enfance, notre adolescence ou à l’âge adulte, plus ou moins profondément et pas pour les mêmes raisons selon notre âge, nous ont marqué à vie quoi qu’il en soit. Il est toujours intéressant d’entendre ce que les autres ont à en dire.

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(Mon cobaye du jour)

J’ai noté une récurrence incroyablement persistante des princesses Disney parmi ces modèles adulés, ce qui n’est en rien un hasard. Le rouleau compresseur de la firme aux oreilles de souris est si incroyablement puissant qu’il a façonné notre imaginaire et continuera sans doute longtemps à le faire de par son hégémonie dans le paysage du divertissement. Et il est donc bon de voir qu’il sait aussi s’adapter au temps et offrir aux petites filles surtout mais aussi aux petits garçons des modèles autres que celui de la gentille neuneu qui parle aux animaux en espérant qu’un jour son pot de fleur princier viendra la sauver de ce monde tout pourri.

(Évidemment que je caricature… c’est pour l’intérêt dramatique)

Je ne jurais moi-même que par Mulan quand j’avais 8 ou 9 ans (même bien après !) et je peux voir aujourd’hui quelle figure positive pour l’affirmation de soi elle a été dans ma vie. Mais trêve de Disney, aujourd’hui je vais parler d’une autre influence, un peu plus confidentielle celle-ci mais qui n’en a pas moins façonné ma façon d’envisager la féminité de façon un peu plus ouverte et plurielle.

(Ça c’est juste pour kiffer un coup)

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